Le zèbreLe matériel de l'expédition  Comment se procurer le livre UN ZEBRE AU SAHARA de Chris Saunier L'auteur Le matériel de l'expédition Le trajet

  En 1980, ce passionné d'électronique met au point l'ancêtre du GPS, mais fonctionnant sans satellites. Pour tester cette ultime trouvaille, il en équipe naturellement sa propre voiture.  Très vite, les résultats dépassent toutes ses prévisions.   Devant le succès obtenu, il décide alors de réaliser un vieux rêve de gosse : traverser le désert du Sahara sans emprunter aucune piste !   Il est encore très loin d'imaginer le rude voyage qui l'attend.   Après deux ans de préparation méticuleuse, il se lance enfin, seul, entre ciel et sable, sans aucun appui ni assistance.  Il n'a alors que 21 ans, mais sa détermination et son enthousiasme le conduiront au plus profond d'un désert où toute vie semble impossible.                       100 % Vécu  

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Dans l'Egypte antique, sa silhouette apparaissait déjà parmi les hiéroglyphes.

On lui attribuait des pouvoirs surnaturels, dont celui d'une survie sans limites.

 

Hiéroglyphe de vipère a cornes

 

Cette vipère de légende doit son nom aux deux petites cornes qu'elle porte 

réellement au sommet de la tête et qui lui donne un aspect préhistorique.

Encore une créature mythique qui fit couler beaucoup d'encre. 

Longtemps perçue comme monstrueuse, elle se révèle plutôt calme

 au point de pouvoir même être apprivoisée. 

 

En réalité, ce pacifique reptile ne demande qu'à vivre en paix. 

C'est un animal craintif qui préfère la fuite à l'affrontement.

Malheureusement, beaucoup sont tuées par des touristes ignares. 

Le massacre des vipères à cornes, comme de beaucoup d'autres

 serpents, est une abomination contre laquelle je m'élève. 

Il n'y a que l'homme pour oser exterminer une espèce, 

à cause de son apparence

Décidément, la civilisation ne nous a rien appris...

 

 

Le comportement des vipères dont je vais parler plus loin ne saurait

 inciter qui que ce soit à la haine des reptiles, bien au contraire. 

Il s'agit simplement d'une minorité d'animaux, placés dans un contexte 

d'extrême survie où leur adaptabilité incite justement au plus grand respect.

 

 

 

En réalité, seules les vipères à cornes vivant dans les premières dunes ou les

 zones caillouteuses du pourtour du Sahara semblent avoir été étudiées. 

Dans ces parages grouillant de vie, où leur alimentation n'est pas menacée,

ces grassouillettes mangent à leur faim et atteignent donc une bonne taille.

 

Or, il en existe d'autres qui naissent et meurent, tapis au fond 

d'un désert où personne ne va les observer. Des reptiles qui vivent 

dans l'ignorance totale du reste du monde, avec pour unique horizon 

de gigantesques dunes qui ne verront jamais la moindre trace de roue. 

Ces animaux ne connaissent que le sable, et rien d'autre!

 

Pour survivre, ils ont donc dû s'adapter à des conditions climatiques si

extrêmes qu'aucune autre vipère à cornes ne pourrait endurer.

 

 

 

La première de ces adaptations est aussi la plus surprenante.

Les vipères à cornes affamées se regroupent par centaines pour mener de 

véritables embuscades. Dissimulées sous le sable, elles s'attaquent alors 

à tout ce qui passe, peu importe la taille de la proie ! 

Je les revois encore mordre dans mes pneus.

 

Ces vipères ont aussi appris à faire de véritables bonds ! 

Mais ça n'est pas tout. Une fois la victime mordue, 

la vipère ne lâche plus sa proie, de peur qu'elle ne s'échappe sous le sable.

Encore plus incroyable, ce serpent a appris à déchiqueter la viande,

grâce à une dentition adaptée ! 

 

Dentition d'une vipère à cornes.

 

Dentition d'une vipère à cornes.

 

Dentition d'une vipère à cornes.

 

Vipère à cornes. On distingue bien l'un de ses crochets à venin.

 

 

 

On m’a toujours affirmé que les serpents ne peuvent pas sauter. 

Moi même, je l’ai longtemps cru. J'ai suffisamment sillonné les forêts de 

Sologne, grouillantes de vipères, pour m'en être rendu compte. 

Je n’avais jamais vu une seule vipère faire un bond. Dans nos régions où 

la nourriture est abondante, les reptiles n’ont pas à se donner beaucoup 

de mal pour chasser. Il leur suffit de se planter devant le terrier d'un

 mulot, la gueule grande ouverte, et d'attendre... 

Au fond d'un désert, c’est un peu différent. Les souris ne font pas la queue 

pour se faire croquer. Alors, quand on n'a rien mangé depuis des semaines 

et qu’un repas inespéré passe à proximité, que fait-on ? On se bouge ! 

 

 Les animaux s’adaptent à leur environnement, beaucoup mieux que les hommes. 

Pour l’avoir vu, je peux vous dire qu’une vipère cornue, qui a 

vraiment faim, fait des bonds, et même des sacrés bonds. Son corps 

recroquevillé se détend brusquement, comme un ressort. 

C’est tellement stupéfiant qu’on ne peut pas l’oublier, 

surtout quand elles sont des centaines à le faire simultanément. 

 

Ceux qui prétendent le contraire devraient réaliser que les serpents ne

 sont pas que des animaux de vivarium. Ils ont traversé les siècles et ont

 survécu aux pires conditions, et ce n’est pas un hasard...

 

A chacune de mes conférences, il y a toujours un "agressif de service". 

Vous savez, ce genre de gars qui rentre d'un week-end à Marrakech.

Il sait donc tout du désert et se lève pour m'interpeller, prétendant que je suis un charlot et qu'un serpent ne peut pas sauter. 

 

 

A force de me faire insulter par ces soi-disant "spécialistes", 

j'avais écrit cette phrase dans mon livre.

 

"A l'ère du multimédia, je ne désespère pas qu'un jour, 

un reportage remette à l'heure les pendules du bon sens. 

Ce n'est qu'une question de temps."

 

30 ans après, un documentaire de Jeff Kins pour la BBC apporte la preuve

 que les serpents peuvent sauter. 

Dans l'extrait qui suit, le reptile ne fait que se déplacer. 

Il n'est donc ni poursuivi, ni en chasse. 

Il s'agit simplement d'un  moyen de locomotion.

 

Je vous laisse donc imaginer les prouesses  auxquelles peuvent se livrer

 des vipères affamées, lors d'une embuscade collective dans le désert. 

Leur survie à elles dépendant de la rapidité avec laquelle elles bondiront 

hors du sable. La perte d'un repas pouvant signifier leur mort.

 

un serpent qui saute

 

Quant à ce venimeux herpétologue (spécialiste des serpents) qui m'a hurlé, en pleine 

conférence, qu'un animal comme la vipère, étant dépourvu de colonne vertébrale, 

ne pouvait donc pas sauter, (je vous fais grés des injures dont il m'a repeint),

je voudrais répondre ceci :

 

A une échelle plus petite, voici un autre animal surprenant, qui lui non plus n'a pas 

de colonne vertébrale...

Il s'agit de la chenille « Crambidae », que l’on rencontre partout en France.

( 15000 espèces dans le monde )

Elle réagit à une attaque avec style. L’une des techniques de protection 

de cette petite chenille consiste à s’enrouler sur elle-même pour ensuite 

se détendre brusquement et réaliser un bond

Elle échappe ainsi aux attaques de ses prédateurs

Malgré son absence de colonne vertébrale, cet animal insignifiant possède l’un des

 moyens de déplacement par « autopropulsion rotative » les plus rapide de la nature.

 

La chenille parait minuscule à coté d'un doigt

 

Merci pour cette vidéo à 

Huai-Ti Lin, Gary Leisk et Barry Trimmer

du département de biologie et de génie mécanique de l'université Tufts, 

à Medford, près de Boston, dans le Massachusetts - USA

Fondée en 1852 et considérée comme l'une des universités les plus prestigieuses du pays

http://www.youtube.com/watch?v=wZe9qWi-LUo&feature=player_embedded

 

 

 

 

J'en profite pour diffuser un autre documentaire attestant enfin qu'un

 reptile est tout à fait en mesure de déchiqueter de la viande. 

Ceux qui m'ont traité de fou se reconnaîtront...

 

Un serpent qui décortique un crabe.

Un grand merci au Docteur Bruce C Jayne du Département de 

sciences biologiques de l'Université de Cincinnati 

 

 

 

Mais la vipère à cornes dissimule encore un secret plus grand 

qui est probablement à l'origine de son mythe d'immortalité. 

 

En effet, privée de boire au fond du désert, ce reptile est capable

 de prélever l’eau contenue dans son venin, pour sa propre survie ! 

La concentration de son poison augmente alors jusqu'à le rendre 

visqueux. Elle peut alors tuer un homme, ou même un chameau, 

en moins de deux minutes ! 

 

Sachez, pour finir, que même le sérum antivenimeux contre les 

vipères à cornes, ne sont plus d'aucun secours en cas de morsure 

par celle dont je viens longuement de parler. Cette particularité 

(qui fait d'elle l'un des serpents les plus dangereux au monde) ne

se rencontre pas chez sa cousine grassouillette qui colonise 

les bordures du Sahara, 

la seule qui ait vraiment été étudiée jusqu'alors...

 

Une vipère à cornes

 

   EXTRAITS DU LIVRE DE CHRIS

 

 

 

Depuis qu'Eve a croqué la pomme, les serpents ont mauvaise réputation.

Pour beaucoup d'entre nous, ces animaux sans bras ni jambes symbolisent

encore la perfidie. On les gratifie volontiers d'une intelligence ne dépassant

pas celle d'une assiette de couscous. Pourtant, ils parviennent à survivre aux 

pires conditions. Cette prouesse mérite quand même quelques explications...

 

Comme beaucoup de ses cousins, la vipère à cornes est sourde comme un pot. 

Elle n'a pas plus d'ouïe qu'un fer à repasser. En revanche, elle dispose 

d’un odorat qui ferait baver de jalousie n'importe lequel de nos toutous.

 

Son autre talent est moins célèbre. Il n'a été reconnu que très tard, 

et tout à fait par hasard. On doit cette découverte à une équipe de jeunes 

sismologues japonais. Au cours d'un voyage d'études dans le désert, 

ils remarquèrent cette race de vipères, encore plus sauvage que les autres. 

Perdue au milieu des dunes, avec peu de nourriture aux alentours, 

la vipère à cornes ne devait sa survie qu'à un système de chasse bien particulier. 

Elle possédait une aptitude démesurée à ressentir les vibrations du sol. 

Beaucoup plus prononcée que chez les autres serpents, elle utilisait cette supériorité 

pour localiser ses proies, à distance. Elle pouvait ainsi déceler le pas d'un animal 

à plusieurs kilomètres!

 

En face d'une telle découverte, les étudiants nippons rentrèrent pensifs 

au pays du soleil levant. L'idée germa et l'année suivante, ils financèrent eux-mêmes 

une expédition qui retourna au Sahara. Son but : capturer des vipères à cornes 

pour les étudier. Dès que les premiers spécimens arrivèrent au Japon, 

les travaux commencèrent. Les facultés de ces bestioles pour détecter les 

variations sismiques allaient être efficacement utilisées. C'est ainsi que le Japon 

mit en place l'un des tous premiers systèmes de prévision des tremblements de terre.

 

Donc, si un jour vous croisez une vipère à cornes et qu'elle s'enfuit à votre approche, 

ne vous imaginez surtout pas que votre arrivée ait pu la surprendre. 

Mine de rien, ça faisait déjà un bon quart d'heure qu'elle vous "écoutait marcher". 

Ne vous fiez pas non plus à son allure nonchalante. Derrière ses faux airs de 

spaghetti trop cuit, cet animal reste perpétuellement à l'écoute de son environnement.

Vipère à cornes.

 

 

Côté serpents, la France est plutôt bien lotie. Nos petits orvets terrorisent autant 

qu'un lacet de chaussure. Quant à nos grosses couleuvres, elles ne sont pas 

plus venimeuses que des chipolatas. En faisant du camping sauvage, l'une d'elles 

a même partagé illicitement mon duvet. Discrètement enroulée contre mon ventre, 

je ne l'ai découverte qu'au matin, en ouvrant les yeux. 

Je vous laisse imaginer à quel point le réveil fut mouvementé... 

 

Seule, la rarissime couleuvre de Montpellier dispose d'un venin. 

C’est le reptile venimeux le plus long et le plus rapide d’Europe, mais 

la pauvre bête n'est pas gâtée par la nature. Avec ses crochets dissimulés 

tout au fond de la gueule, il lui est pratiquement impossible de mordre un humain. 

A moins, bien sûr, qu’il ne lui tende le doigt, mais la cervelle 

est alors à soigner autant que la morsure... 

 

Ce curieux serpent, résultat probable du croisement entre un tuyau d’arrosage 

et une agrafeuse, reste une exception de la nature.

 

 

 

 

 

 

 

A la suite d une morsure de serpent, des mesures rapides doivent être prises. 

Il faut commencer par nettoyer la plaie. Un bandage doit ensuite être posé 

sur la blessure et le blessé doit être transporté d'urgence dans la plus proche unité de soins.

En cas de doute, le serpent doit être tué et apporté pour identification, 

ce qui déterminera l'administration d'un sérum antivenimeux spécifique. 

Pas facile de courir après un cobra de deux mètres qui vient de vous infliger une 

profonde morsure. Il connaît bien son territoire et, à la vitesse où il se débine, 

vous risquez une embolie. Quant à le tuer, je vous laisse le soin d'imaginer une méthode...

 

 

Au Maroc, comme dans beaucoup de pays chauds, le venin des serpents se modifie 

beaucoup avec l’environnement. Il n’a pas toujours la même composition 

qui dépend de la nourriture, de la fréquence de ses repas, 

et aussi de la température extérieure et du climat. Dans cette région du globe, 

la variation saisonnière de la toxicité des venins est très importante. 

Ainsi, ils deviennent plus alcalins et plus actifs si la température s’élève. 

 

 

 

Dans les régions bordant le Sahara, il existe des circuits touristiques très connus. Ils donnent un aperçu paradisiaque du désert et présentent l'avantage d'être sans danger. On y croise aussi bien des retraités passionnés par les belles photos que des baroudeurs du dimanche en mal d'exotisme. En milieu d’après-midi, les convois d’autobus, ou de Land roover, déposent les grappes de touristes au pied des immenses dunes. En attendant de pouvoir photographier le coucher du soleil, chacun s’affaire pour monter sa tente.

Les bêtes qui vivent dans les parages ont pris l’habitude d’attendre sagement le départ des voyageurs avant d’aller fouiller les restes de leurs repas. Ces animaux trouvent régulièrement de la nourriture et ne sont donc absolument pas agressifs. Comme le prétend ce vieux proverbe africain : " la nourriture calme ! ". Ici, les bestioles sont plutôt craintives et s'enfuient à l'approche de l’homme.

Si l’on pénètre dans le désert en utilisant les pistes, on se sent peut être plus aventurier, mais le contact avec les animaux reste le même. La véritable aventure commence là où personne ne va jamais. Pour cela, il faut quitter définitivement les pistes et s'enfoncer profondément dans le désert. Alors, la nourriture devient rare, voire inexistante. Le comportement des animaux change du tout au tout. Pour les bestioles du quartier, le moindre objet qui traverse le paysage représente peut-être le dernier repas avant longtemps. Alors, l’animal affamé ne fait plus la différence entre une souris et une voiture. Il s’attaque à tout ce qui n’est pas en sable. La survie dans un désert est à ce prix. Alors qu'ailleurs un autoradio resté allumé ferait fuir les animaux, ici, il va au contraire attirer bon nombre de bestioles. S’il y a dans les parages des écailles, des poils ou des dents, elles ne tarderont pas à rappliquer...

 

Vipère à cornes.

Un matin, j'avais quelques vérifications à effectuer avant de démarrer. A moitié réveillé, j'ai ouvert la portière et mis les pieds dans le sable. Aussitôt, un serpent est sorti de sous la voiture. C'est le genre de surprise qui vous déclenche un réveil explosif. Je suis passé instantanément de l'état nébuleux à celui de ressort. Je me suis retrouvé debout sur le capot, sans me souvenir comment j'y étais monté. Les pupilles bien collées au fond des yeux, j'ai ensuite passé le reste de la journée à regarder constamment derrière moi.

Donc, le matin, avant de descendre de sa voiture mieux vaut regarder où on pose le pied. L’ombre du véhicule a certainement attiré bon nombre de petits animaux. Sous la voiture, c’est peut-être devenu un zoo. Si le premier coup de démarreur fait détaler quelques fennecs, c’est plutôt bon signe. Leur caractère de prédateur est la garantie qu’aucune autre bestiole n’a pu s’introduire sous le véhicule. Sinon, il peut y avoir des serpents, ou des scorpions noirs. Leur piqûre est tout simplement mortelle. Alors, il est conseillé de démarrer et de rouler un peu. Les vibrations de la voiture permettent aussi de se débarrasser des bestioles nocturnes qui auraient pu se faufiler sur les pièces mécaniques. Je me souviens d’un autre réveil dans la voiture, les vitres couvertes d’araignées. J’ai découvert plus loin, la carcasse d’un animal qui leur servait de nid.

 

 

 

 

 

 

 

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Invention de l'ancêtre du GPS. Le site officiel de Chris Saunier. Celui qui prétend que le désert est vide, doit apprendre à regarder... 

Zèbre.  Simca 1100 break voiture zébrée . Expédition Sahara 82. Vipère a corne. . JJ Goldman. Victorinox. Survie. conférence. céraste. . Simca zébrée Simca zèbre

Tournée au Japon. En 1980, ce passionné d'électronique met au point l'ancêtre du GPS. 

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