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  En 1980, ce passionné d'électronique met au point l'ancêtre du GPS, mais fonctionnant sans satellites. Pour tester cette ultime trouvaille, il en équipe naturellement sa propre voiture.  Très vite, les résultats dépassent toutes ses prévisions.   Devant le succès obtenu, il décide alors de réaliser un vieux rêve de gosse : traverser le désert du Sahara sans emprunter aucune piste !   Il est encore très loin d'imaginer le rude voyage qui l'attend.   Après deux ans de préparation méticuleuse, il se lance enfin, seul, entre ciel et sable, sans aucun appui ni assistance.  Il n'a alors que 21 ans, mais sa détermination et son enthousiasme le conduiront au plus profond d'un désert où toute vie semble impossible.                       100 % Vécu  

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PEINTURE  DE  M. VLAEMINCK . La Simca 1100 zébrée. Chris Saunier

 

 

A l'origine :

une SIMCA 1100 break 4 portes de 1969, achetée 3000 Francs.

la voiture zébrée... avant travaux

Moteur 6 CV du type 350 S. 1118 cm3   56 ch. DIN.

Boite de vitesses à quatre rapports. 

Suspension par quatre barres de torsion, en acier traité.

Freins avant à disque, freins arrière à tambour.

Poids à vide : 940 Kg

(Pas de quoi crâner...)

 

 

 

 

 

Voici maintenant la liste des modifications 

apportées au modèle d'origine :

Pour info, la Simca n'a jamais mis les roues chez un garagiste,

tout a été "fait maison".

 

Ajout de trois batteries supplémentaires, commutables individuellement.

L'alternateur de la SIMCA est remplacé par un alternateur d'autobus, beaucoup plus puissant.

Boîte de vitesses modifiée, équipée d'un blocage différentiel "fait maison".

Pour le désensablage, quatre puissants vérins électriques, commandés depuis le calculateur de bord.

Un gros pare-buffle en  acier, à l'avant, et un autre, amovible, fixé contre la vitre arrière.

Une barre d'attelage munie de porte-jerrican, d'un marche-pied et d'un étau.

Un porte-jerrican et un support de roue de secours, fixés sur le hayon arrière.

Deux autres porte-jerrican fixés derrière le pare-buffle.

Huit arceaux traversant verticalement l'habitacle depuis les longerons, et réunis, à leurs sommets, en forme de galerie.

Une plate-forme de toit constituée de planches servant à isoler de la chaleur ou à se désensabler.

Les jantes 13 pouces de SIMCA sont remplacées par des jantes 14 pouces de FIAT.

Système amovible de jumelage des jantes, permettant de rouler avec huit roues.

Nouvelles fixations du capot moteur pour une ouverture vers l'arrière et non plus vers l'avant.

Surélévation du capot moteur de 20 cm, pour y loger un système de refroidissement pulsé.

Adjonction de deux filtres à air. Système centrifuge auto-nettoyant et à décantation.

Un second réservoir de carburant, lui aussi rempli de mousse anti-ballottement afin d'éviter la formation des gaz.

Un circuit de refroidissement à eau, équipé de trois radiateurs.

Deux pompes à eau électriques, en complément de celle d'origine.

Une vanne pour sortie "échappement libre" afin de diminuer la consommation de carburant.

Un générateur d'hydrogène, lui aussi "fait maison", pour produire du gaz par électrolyte.

Le moteur du zèbre pouvait donc fonctionner avec de l'eau comme carburant.

pour l'époque, ça fait rêver...

Installation d'une pompe à vide.

Nouvelle crémaillère de direction provenant d'une camionnette.

Un sabot avant amovible, 5 mm d'acier, pour protéger le dessous du moteur.

Un long sabot central qui protége tout le dessous du châssis (capteurs, fils, tuyaux, durites, échappement...).

Deux barres de force amovibles entre le pare-buffle et la galerie d'acier.

Une ventilation intérieure, sèche ou humide, pour les très fortes chaleurs.

Un harnais de sécurité au lieu de la classique ceinture.

Installation d'un gyroscope (fabriqué par Chris).

Installation des cellules solaires.

Installation d'un horizon artificiel (fabriqué par Chris).

Installation d'une centrale à inertie (fabriquée par Chris).

Installation du compas électronique principal (fabriqué par Chris).

Installation d'un compas auxiliaire ().

Mise en place d'un générateur de haute tension, fabriqué par Chris (50.000 Volts).

Conception, fabrication et installation de l'ordinateur de bord, au plafond de l'habitacle.

Câblage de l'écran principal et de son clavier, toujours au plafond. 

Câblage du système de secours (second clavier + mini écran) sous la plate-forme du toit. 

Mise en place des capteurs cinématiques sur les quatre roues.

Mise en place des capteurs de direction.

Montage des circuits de mémoires additionnelles.

Environ 1 Km de fils utilisés pour le câblage du calculateur, des capteurs, etc...

Un treuil mécanique amovible, à fixer sur les roues avant.

Deux énormes phares avant de camion GMC, en complément.

Un phare de toit à rotation électrique pilotée.

Deux éclairages arrière, aux angles de la plate-forme du toit, pour le bivouac du soir.

Un projecteur ultra-violet, pour augmenter la vision de nuit.

 

 

LA PEINTURE  zébrée

 

billet zebre de la banque nationale du rwanda

 

(Extrait du livre)

 

Comme d'habitude, je n'avais pas vu tomber la nuit. Assis dans le grenier, j'étais trop occupé à consulter les cartes du monde. Dehors, la pluie recommençait à dégringoler. Juste au-dessus de moi, le vacarme de l'eau qui ricochait sur les tuiles ne parvenait pas à me distraire. Le doigt sur la carte, je suivais des yeux le parcours qu'il me faudrait bientôt emprunter.

 

La route promettait d'être longue avant de rejoindre les étendues arides du Sahara. J'allais d'abord devoir traverser la France et toute l'Espagne pour rejoindre l'extrême sud de l'Andalousie. Là, je devrais prendre le bateau pour franchir le détroit de Gibraltar et gagner l'Afrique. Une fois débarqué au Maroc, j'aurais à traverser le pays jusqu'aux premiers contreforts de l'Atlas. Cette partie du voyage serait la plus montagneuse. Je n'aurais pas d'autre solution que de franchir cette gigantesque barrière de pierres, avant de parvenir au désert qui m'attendait de l'autre côté. Ca en faisait des kilomètres depuis mon grenier ! 2500 d'après mes calculs ! Et c'est seulement à partir de ce moment-là que l'aventure commencerait vraiment. Je serais enfin aux portes du Sahara et le plus dur resterait à faire. La voiture avait plutôt intérêt à tenir le coup.

 

En fait, j’allais débarquer sur un continent que je ne connaissais pas et les pays qui bordaient le désert avaient plutôt mauvaise réputation. Les kidnappings commençaient à devenir à la mode. De nombreux groupes armés revendiquaient les territoires du Sahara occidental. Pour être entendu par l'opinion publique, ils ne rechignaient pas à s'emparer de quelques otages. Cette pratique en pleine expansion était même en passe de devenir le sport régional. Dans cette discipline, la capture des Européens surpassait de loin toutes les autres. Ca kidnappait à tour de bras. Bref, la région n'était pas très sûre.

 

Mais une chose m'inquiétait davantage. Bon nombre de touristes s'évaporaient mystérieusement, sans laisser aucune trace ! La radio française déplorait régulièrement ce genre de disparitions. Cette fois, les kidnappeurs n'étaient pas dans le coup. Aucune demande de rançon ne parvenait aux ambassades et la liste des disparus s'allongeait régulièrement.

 

Ajoutez à cela qu'une fois dans le désert, pour valider mon système de navigation, je n'allais suivre aucune piste. J'allais délibérément sillonner les endroits les plus reculés où personne ne se risquait jamais. Vous comprendrez que la somme de tous ces ragots n'était pas très encourageante.

 

Ces histoires qu'on racontait ne parvenaient pas à refroidir mes ardeurs. J'avais encore du mal à évaluer les risques. Je prenais donc tout à la rigolade, en me répétant que j'avais déjà tenté des choses beaucoup plus risquées, comme par exemple, renifler mes chaussettes...

 

Sachant que je voyagerais seul, il me fallait prendre quelques précautions. En cas de problèmes, je devais pouvoir être retrouvé. Pour cette raison, j'en étais venu à penser que la couleur de ma voiture pouvait avoir un rôle important à jouer. 

 

Mon premier avis était que la teinte devait trancher avec la couleur du sol. Le sable clair du désert ne me laissait pas vraiment le choix. Pour être vu de loin, le véhicule devait être d'une couleur sombre. Le noir semblait le mieux adapté le jour. Par contre, la nuit, le blanc convenait mieux. L'idéal aurait été d'utiliser ces deux teintes. Délicate alternative, d’autant plus que la couleur noire absorbe rapidement la chaleur, alors que le blanc la rejette. Pas question donc de peindre mon véhicule, moitié, moitié. Les surfaces noires devaient donc être de petites tailles et dispersées régulièrement sur toute la carrosserie, pour éviter les problèmes de dilatation due au soleil.

 

    Je cherchais longuement le moyen d'allier performances techniques et esthétiques. Avant de choisir le bon motif, je fis quelques croquis de ma voiture et me livrais à toutes sortes de gribouillages. L’idée de peindre un damier m’effleura l’esprit. J'éliminais aussi la solution consistant à reproduire des lignes parallèles. La voiture ressemblait alors à une gigantesque arête de poisson, ce qui me déclenchait des fous rires interminables. Après que ma pauvre Simca ait ressemblé tour à tour à un squelette, à un gros doryphore, à une tablette de chocolat ou à un vieux peigne, je n'avais toujours pas trouvé de solution satisfaisante. J'essayais bien de faire des tâches au hasard mais, avec tous ces points noirs, on aurait dit un visage couvert d'acné. Rien que d'y penser, j’avais envie de me gratter.

 

 

    C'est en levant les yeux que mon regard tomba par hasard sur le calendrier mural. Et ce fut l'étincelle. Je compris aussitôt que je n'avais plus à chercher. Depuis des mois, la solution était sous mon nez. La photo montrait en effet une magnifique tête de zèbre. La nature avait bien fait les choses. Je préférais, de loin, la couleur de cet animal à celle d'une voiture boutonneuse, couverte de points noirs. Ces zébrures témoignaient aussi d'une touche d’humour et d’exotisme, un petit côté original qui est l’un de mes traits de caractère. Avec de tels coloris, j'allais immanquablement attirer l'attention. En Afrique, on allait m'apercevoir de très loin, et c'était bel et bien le but recherché.

En plus du sable, je m'entraîne aussi dans la boue.

 

En plus du sable, je m'entraîne aussi dans la boue.

 

 

 

Installation des capteurs sur les roues du Zèbre.

Installation des capteurs sur les roues du Zèbre.

 

 

 

L'avant de la Simca 1100 zébrée de Chris Saunier.

 

 

L'arriere de la Simca 1100 zébrée de Chris Saunier

 

 

Entraînements à Quiberon, au pied des blockhaus. La Simca 1100 Zébrée avant le départ pour son expedition au Sahara.

Entraînements à Quiberon, près des blockhaus.

 

 

 

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Invention de l'ancêtre du GPS. Le site officiel de Chris Saunier. Celui qui prétend que le désert est vide, doit apprendre à regarder... 

Zèbre.  Simca 1100 break voiture zébrée . Expédition Sahara 82. Vipère a corne. . JJ Goldman. Victorinox. Survie. conférence. céraste. . Simca zébrée Simca zèbre

Tournée au Japon. En 1980, ce passionné d'électronique met au point l'ancêtre du GPS. 

Un appareil révolutionnaire qui permet d'indiquer précisément la position d'un véhicule, à la surface de la terre. Pour tester cette ultime trouvaille, 

il en équipe naturellement sa propre voiture. Très vite, les résultats dépassent toutes ses prévisions. Devant le succès obtenu, 

il décide alors de réaliser un vieux rêve de gosse : traverser le désert du Sahara, sans emprunter aucune piste ! 

Il est encore très loin d'imaginer le rude voyage qui l'attend. Après deux ans de préparation méticuleuse, il se lance enfin, seul entre ciel et sable, 

sans aucun appui ni assistance. Il n'a alors que 21 ans, mais sa détermination et son enthousiasme le conduiront au plus profond d'un désert 

où toute vie semble impossible. 100 % Vécu. "la SIMCA 1100 de mon père"  moteur a hydrogène equirando